Aujourd’hui, d’aucun sait et admet que la disparition des pesticides, ce n’est pas pour demain.
Professionnels ou particuliers, sensibilisés, peu ou pas à cette question.
La préconisation du ministère de l’agriculture pour les ouvriers agricoles de porter des EPI de mai à septembre, périodes d’épandages est
Non seulement une mauvaise réponse,
Mais elle reflète le décalage ordurier de la vision du ministère de l’agriculture sur les pratiques quotidiennes des agriculteurs,
Sans parler du signe envoyé à la profession
Et encore moins de celui envoyé aux lobbys de l’industrie chimique.
1/ Ils ne garantissent pas l’exposition ZÉRO, EXACTEMENT comme c’est le cas pour les autres utilisateurs, ceux qui épandent, voire pire ils augmentent les voies de contamination.
2/Comme pour tous les utilisateurs du secteur, ils sont inadaptés aux conditions de travail.
Je vous invite tous, à venir porter ces EPI avec des ouvriers viticoles du Bordelais, des ouvriers en arboriculture, … ou du moins, juste à y songer pour vous rendre compte de l’absurdité crasse de cette mesure.
3/ Cette mesure est un signal envoyé aux lobbys de l’industrie chimique. Contrairement aux objectifs de la vitrine politique du ministère à travers le Loi d’Avenir Agricole, c’est un moyen de faire perdurer une agriculture et des pratiques basées sur les intrants, alors que des pratiques respectueuses de l’homme et de l’environnement sont affichées.
Sachant qu’effectivement, la disparation des pesticides n’est pas pour demain, le ministère choisit donc de servir la soupe aux lobbys de l’industrie chimique dont le poids financier dans la balance économique du pays vaut visiblement plus que la vie de professionnels.
Si les tous les ouvriers agricoles portent des EPI, alors, qu’en est-il des écoliers scolarisés près des parcelles viticoles ?
Qu’en est-il des riverains de parcelles viticoles ? Tout le monde en tenue de cosmonaute ?
Dans le décret du retrait immédiat sans délai d écoulements des stocks de l’arsénite de novembre 2001 il est inscrit que ce produit « est retiré car reconnu cancérogène EN DEPIT DES EPIS UTILISÉS PAR LES PROFESSIONNELS ».
Donc, pendant près de 40 ans, on a fait croire aux utilisateurs qu’ils ne prenaient pas de risque s ils utilisaient les EPIS. En 2001, on leur affirme brutalement le contraire par décret.
Alors, allons-nous refaire ou laisser faire les mêmes erreurs qu’avec l’arsénite du sodium ?
Allons-nous conforter le ministère dans cette préconisation voir l’encourager ? Allons-nous envoyer
-un message si lamentable à la profession,
-un message si lamentable pour les riverains de parcelles (écoles et riverains privés).
-un signal de soumission aux lobbys
Au-delà de remettre en question le modèle Agricole qui est à bout de souffle, (ce dont aucun politique n’a le courage) et qui engendre la mort des agriculteurs, du secteur, de la place où je parle, en soutien à tous les ouvriers du secteur que je connais, à tous ceux que je ne connais pas, je m’oppose farouchement à cette mesure.
-nous devons exiger que les AMM soient délivrées pour des produits RECONNUS NON NOCIFS, NON TOXIQUES, NON DANGEREUX POUR LA SANTÉ DES UTILISATEURS..
- ce dont ont besoin les ouvriers agricoles ce sont des délais de ré entrées plus longs sur les parcelles pulvérisées voire l’interdiction de ré entrées sur les parcelles pulvérisées.
-Puisque le ministère a pondu la loi d’avenir agricole, il doit pousser et encourager à d’autres modes de culture, concrètement.
Sinon, que ferons-nous quand notre société aura tué tous ses paysans et ses sols ?
Article écrit par Valérie Murat.










