On les appelle « petites mains de l’ombre ».
C’est la somme de leurs gestes précis, répétitifs, parfois douloureux, dont le souvenir indélébile s’imprime dans leurs mains comme des sillons, qui fait les bourgeons qui deviendront mannes puis grappes de raisin et vin.
Ils sont habitués à l’invisibilité, voire à l’oubli pourtant armés d’une passion viscérale, ils ont dans leurs mains toute la beauté , l’histoire et le vrai prestige de la viticulture que l’on aime.
Petite main de l’ombre. Main courage qui a taillé, ébourgeonné, épampré, relevé, tiré les cavaillons, vendangé, vinifié. Main outil de travail et d’abnégation.
Main d’un vigneron dans l’âme dont la vigne coule dans les
veines, main qui a traversé plus de 7 décennies d’histoire et de labeur de la viticulture médocaine.













